Il n’y a plus que quelques jours qui nous séparent de la liberté. D’une liberté partielle, certes, mais d’une liberté nouvelle.

Je n’ai rarement été aussi excitée qu’à l’aube de ce troisième déconfinement qui s’amorce. Je ne sais pas si cela est dû aux journées qui s’éternisent, aux bourgeons qui se réveillent ou à la douceur des rayons de soleil qui flattent mon visage, mais je baigne dans une euphorie des plus exquises. Le printemps est arrivé et, avec lui, des soupçons d’optimisme, me laissant ainsi languissante des beaux jours à venir. Cap sur la France.

Goûter à un semblant de liberté

Je n’en peux plus de ne lire que de mauvaises nouvelles. Tantôt on nous laisse croire à une réouverture des terrasses, tantôt on nous fait peur avec l’arrivée de nouveaux variants. Plus voraces, nous disent-ils, plus coriaces. Certes, nous ne savons pas encore de quelle façon la situation sanitaire évoluera. S’il y a bien une chose que nous avons pu apprendre au fil de cette dernière année rocambolesque, c’est que la Covid-19 se veut plutôt surprenante. Nul ne peut prédire son lot de surprises. Nul ne peut prédire les ravages dont elle est capable.

Mais aussi imprévisible que soit demain, j’ai envie d’être optimiste. J’ai envie de me donner le droit d’être heureuse. J’ai envie de faire fi des actualités le temps de quelque temps et de me donner la chance de savourer le bonheur que l’on nous rationne depuis maintenant plus d’un an.

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Bientôt, nous pourrons à nouveau goûter à la liberté. À une liberté partielle, certes, mais à une liberté nouvelle. Je n’ai pas envie de pleurer tout ce que je n’ai pas, mais plutôt tout ce que je m’apprête à gagner. À ce jour, plusieurs pays refusent encore que les Français non vaccinés franchissent leurs frontières. Alors que cette vérité amère pourrait m’attrister, ce n’est guère le cas. Nul besoin de monter dans un avion pour faire de nouvelles découvertes. Nous n’avons qu’à monter dans une voiture en direction du littoral, qu’il soit normand, breton ou méditerranéen, pour faire face à l’immensité du monde.

Mettre le cap sur le littoral français

Puisque les propos du ministère de l’Europe et des affaires étrangères restent inchangés depuis trop longtemps – « tout déplacement international – depuis l’étranger vers la France et de France vers l’étranger – est strictement déconseillé jusqu’à nouvel ordre », nous répète-t-il depuis des mois – je mettrai donc le cap sur les plages françaises ce lundi. Je veux sentir le vent m’effleurer les cheveux, plonger dans une marrée montante et m’abreuver d’eau salée. Après des semaines à ne voir que les mêmes maisons, je convoite un dépaysement des plus complets. Et heureusement pour nous, ayant la France comme terrain de jeu, il est tout à fait possible de se sentir dépayser sans avoir à ne franchir de frontières.

Pourquoi se plaindre de l’incertitude de ce déconfinement et ne pas apprécier cette liberté nouvelle avant qu’elle ne nous soit confisquée à nouveau ? À nous tous qui sommes en manque de voyage, je dis : n’attendons pas que l’avion quitte le tarmac, immergeons-nous plutôt dans ce que la France a de plus beau à offrir.

Auteur

Membre de la rédaction depuis janvier 2020, Vicky Moreau est aujourd'hui directrice des contenus. Originaire de Montréal, mais ayant vécu en France et en Belgique pendant de nombreuses années, la francophonie et les voyages n'ont plus aucun secret pour elle.

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