Le 9 février dernier, la direction de Brussels Airlines et deux des trois syndicats ont signé l’accord sur les départs volontaires pour le personnel au sol de la compagnie aérienne. Au cours des prochaines années, Brussels Airlines sera une compagnie aérienne plus réduite, mais plus rentable. Il n’y aura pas de licenciement collectif : l’objectif est que les pertes d’emplois soient absorbées par des départs volontaires.

Plan de restructuration

Le règlement s’inscrit dans le cadre du plan “Reboot”. La compagnie souhaiterait à l’issue de ce plan atteindre au moins 8 % de marge bénéficiaire d’ici 2022, entre autres par le biais d’une économie des coûts annuelle de plus de 160 millions d’euros. Selon l’accord, les personnes s’en allant sur base volontaire pourraient recevoir entre 40 et 55 % de plus que le seuil légal.

« L’objectif est d’évoluer vers une société plus petite qui réalise plus de bénéfice et qui peut de nouveau croître », ont expliqué les syndicats.

Les travailleurs accompagnés

Il est à noter qu’il n’y aura pas de licenciement collectif. Un plan sera élaboré pour des départs volontaires. Les travailleurs quittant l’entreprise seront ainsi accompagnés pour trouver un nouvel emploi et une compensation est prévue si le salaire assorti au nouvel emploi est moins élevé.

Avion de Brussels Airlines

 

Pour les personnes âgées de 58 ans et plus, le régime de prépension s’applique. Ce plan doit concerner quelque 800 membres du personnel au sol. On ignore toutefois combien partiront sur base volontaire.

La direction entend procéder par deux vagues annuelles, dont la première débuterait en avril. Le syndicat libéral y voit un règlement très intéressant qui permet aux travailleurs désireux de continuer chez Brussels Airlines de pouvoir rester.

Un plan similaire de départs volontaires est prévu pour les pilotes et le personnel de cabine, mais dans une phase ultérieure. Nous n’en savons pas plus sur le moment.

La restructuration de Brussels Airlines en bref

Favoriser les départs volontaires des employés n’est pas une mauvaise idée. Les conséquences risquent de se faire moins ressentir qu’une mise à pied drastique, comme il a été le cas lorsque Condor a menacé de mettre à la porte une centaine d’hôtesses de l’air et stewards. Il ne reste plus qu’à voir si l’accompagnement des employés sera à la hauteur des promesses de la compagnie aérienne belge.

Auteur

Passionnée de voyages et de découvertes, Vicky est constamment à la recherche de nouveaux pays à explorer et de nouvelles cultures dans lesquelles s'immerger. Si vous avez des questions ou des commentaires, n'hésitez pas à la contacter par email et il lui fera un plaisir de vous répondre !